Dr. Sarah Burnautzki - Akademische Mitarbeiterin (Prof. Dr. Ruhe)




Universität Mannheim
Abteilung Literatur- & Medienwissenschaft

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Colloque : Panafricanisme, cosmopolitisme et afropolitanisme dans les littératures africaines

Organisateurs : Xavier Garnier (Sorbonne Nouvelle Paris 3), Guillaume Bridet (CPTC, Université de Bourgogne), Virginie Brinker (CPTC, Université de Bourgogne), Sarah Burnautzki (Romanisches Seminar, Université de Mannheim)

Du 17 au 19 septembre, Université de Bourgogne.

Porté par l'universalisme et l'aspiration à une citoyenneté du monde, le cosmopolitisme est un projet philosophique et politique qu'on peut faire remonter à la Grèce antique mais qui prend toute son importance avec la modernité européenne. Son imbrication idéologique avec le projet colonial, qui s'appuie sur la culturalisation et la racialisation de la vision du monde, le mettra face à la contradiction fondamentale qui l'anime d'emblée entre ouverture à l'autre et penchants impérialistes. A bien des égards, l'argument de la mission civilisatrice du continent africain, qui sert de légitimation à l'entreprise coloniale, est en effet lié à la matrice cosmopolite.
En porte-à-faux avec la modernité européenne (se réclamant de son héritage afin de lutter contre la domination de l'Europe), le panafricanisme a pour objectif d'abolir les divisions des pays colonisés par l'affirmation de l'unité culturelle et politique des peuples africains. Mais le projet panafricain n'hérite-t-il pas aussi de la contradiction du cosmopolitisme, lorsqu'il conserve la représentation culturalisée et racialisée du monde ?
La question du cosmopolitisme et du panafricanisme est un enjeu discret mais persistant des littératures africaines coloniales et postcoloniales que nous voudrions interroger dans ce colloque.

Programme
Résumés







Neuigkeiten


Sarah Burnautzki : Les Frontières racialisées de la littérature française. Contrôle au faciès et stratégies de passage.
Paris : Honoré Champion, 2017.

Littérature française, littérature francophone – que ce cache-t-il derrière cette distinction apparemment si évidente ? En révélant l’existence d’une ligne de couleur servant à contrôler un ordre littéraire inégalitaire, Sarah Burnautzki explore la violence symbolique de la racialisation dans l’espace littéraire français.
À partir du défi de classification littéraire posé par les textes de Marie NDiaye et Yambo Ouologuem et de certains moments clés jusqu’à présent demeurés peu visibles, la recherche dévoile les traces de négociations conflictuelles d’une littérarité perçue comme ‘africaine’ ou ‘universelle’. En articulant la lecture des textes littéraires aux questions de sociologie de la littérature, il s’agit d’éclairer la manière dont certains ouvrages de Yambo Ouologuem et de Marie NDiaye interviennent, tantôt de manière subversive, tantôt de manière complice, dans un espace littéraire subjugué par des rapports de pouvoir racialisés. Ce travail représente ainsi un enrichissement considérable de la connaissance des deux auteurs.
Étude novatrice et ambitieuse, réflexion méthodiquement articulée, Les frontières racialisées de la littérature française. Contrôle au faciès et stratégies de passage inaugure un champ d’investigation important dans les études littéraires françaises.